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Commençons par la fin. Richard Goldstone a commis un crime moral. Non pas contre l'Etat d'Israël, mais contre les droits de l'homme. Il en a fait une arme au service des régimes les plus obscurantistes. Goldstone ne l'a pas fait par négligence. Il l'a fait de manière préméditée.
Les critiques exprimées au cours des premiers jours qui ont suivi la publication du rapport reposaient sur un examen initial. Mais le temps passe. Et plus on découvre les détails de ce rapport, plus il devient clair qu'il s'agit d'une calomnie. Une calomnie avec une couverture légale. Une calomnie préparée à l'avance pour incriminer l'Etat d'Israël et servir la Libye et l'Iran. Goldstone a accepté de son propre gré ce rôle répugnant. Il a fourni à ces pays la marchandise demandée. La thèse selon laquelle les « déclarations des droits » sont devenues l'outil le plus efficace des forces du mal, est bien connue. Le Rapport Goldstone en est l'expression suprême. Sa terminologie légale est exemplaire. Elle émane directement des traités internationaux relatifs aux droits de l'homme. Mais elle ne peut dissimuler la vérité. C'est une mise en accusation calomnieuse de l'Etat d'Israël au service de l'axe du terrorisme et du mal. Il contient certes, pour la forme, une critique marginale – très marginale – de l’action du Hamas. Les gens de l'espèce de Goldstone sont sophistiqués. Ils vont maintenant réaffirmer chaque fois que l'occasion s'en présentera, et Goldstone le fait très bien, qu'ils ont vraiment été objectifs. N'ont-ils pas également critiqué le Hamas ? Quels gens
éclairés !
Goldstone a vendu son âme pour une interminable série de mensonges. Même Mary Robinson, qui n'est pas connue pour être une admiratrice d'Israël, l'a compris. « C'est malheureusement une pratique courante du Conseil [des droits de l'homme] d'adopter des résolutions qui ne sont pas guidées par les droits de l'homme mais par la politique. C'est très regrettable», a-t-elle dit avant de refuser le poste. Goldstone l’a fait et s'est acquitté de sa tâche avec un enthousiasme excessif. Si le droit international était appliqué comme il faut et si les représentants des régimes obscurantistes ne jouissaient pas d'une majorité automatique au sein de ce Conseil, Goldstone devrait être traduit en justice. Mais c'est impossible. C'est pourquoi toute personne morale, toute personne pour laquelle les droits de l'homme sont importants, et pas seulement Israël, devrait déclarer que Goldstone est un criminel. En voici la preuve.
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Commençons par ce qui ne se trouve pas dans le rapport. Dans ce document de presque 600 pages, il n'y a pas un seul mot – tout simplement pas un seul – de l'idéologie du Hamas. Le Hamas a une charte. Cette charte est à la base du conflit qui oppose Israël à l'entité démoniaque qui a vu le jour à Gaza. Cette charte, c'est de l'antisémitisme pur. Cette charte montre clairement que le Hamas n'est pas différent des Talibans. Au contraire, il est même pire. Les dirigeants du Hamas expriment aussi – de leur propre voix – leur solidarité avec les Talibans, leur désir de prendre le contrôle du monde libre tout entier, leur haine des Juifs et leur décision de rompre le cessez-le-feu avec Israël. Mais le Rapport Goldstone n'en dit pas un seul mot. Contrairement à l'impression générale, Israël n'est pas la principale victime du Hamas. Comme dans d'autres cas où l'islam radical se développe, la plupart des victimes du Hamas, depuis le retrait israélien de la bande Gaza, ont été des musulmans. Les roquettes Kassam du Hamas, ses terroristes kamikazes, ses enlèvements et ses opérations militaires ne découlent pas de l'occupation ou du blocus, comme la Mission Goldstone l'affirme ou le laisse entendre. Toutes ces actions découlent d'une idéologie islamo-fasciste qui massacre essentiellement des Musulmans. Même durant l'opération « Plomb durci », le Hamas a tué plus de Palestiniens que les Israéliens. Goldstone et ses congénères n'en ont pas entendu parler.
Goldstone ne se contente pas d'ignorer le lien existant entre l'idéologie et l'attitude du Hamas dans la pratique. Lorsqu'il passe à Israël, il prend la peine de dénigrer l'entreprise sioniste. Par exemple, dans l'article 206 du Rapport, il évoque dans une note les biens confisqués aux Palestiniens. Non pas que cela ait le moindre rapport avec le sujet traité. Mais Goldstone, le sophistiqué, doit fournir des justifications au Hamas. C'est un produit supplémentaire de l'industrie du mensonge. Car les biens dérobés et confisqués aux réfugiés juifs contraints de quitter les pays arabes étaient d'une valeur bien supérieure à celle des biens laissés derrière eux en Israël par les Arabes. Mais n'embrouillons pas Goldstone avec la recherche de la vérité.
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Il ne faut pas aller très loin pour dévoiler les mensonges. On peut commencer au premier paragraphe. Là, Goldstone déclare qu'il a été chargé « d'enquêter sur toutes les violations du droit international concernant les droits de l'homme et des lois humanitaires internationales qui peuvent avoir été commises à n'importe quel moment dans le contexte des opérations militaires menées à Gaza. » Vraiment ?
A ce stade, il faut se pencher la décision du Conseil des droits de l'homme des Nations unies constituant cette Mission. L'article 14 concernant les pouvoirs de la Mission indique qu'elle est chargée « d'enquêter sur toutes les violations du droit international concernant les droits de l'homme et des lois humanitaires internationales, commises par la puissance occupante, Israël, contre le peuple palestinien à travers les territoires palestiniens occupés et plus particulièrement dans la bande de Gaza occupée, à la suite de l'agression actuelle, et appelle Israël à ne pas faire obstacle au processus de l’enquête et à coopérer pleinement avec la Mission. »
C'est aussi différent que ciel et terre. Goldstone, je le répète, n'est pas stupide. C'est un juriste sophistiqué. Il comprend que la décision du Conseil des droits de l'homme le met dans une position difficile. On ne lui demande pas d'enquêter. On lui enjoint seulement d'enquêter sur Israël, qui est condamné à l'avance. C'est ainsi dans l'article 14 et dans les autres articles du même document. Comment Goldstone résout-il la quadrature du cercle ? Tout d'abord, il ne mentionne pas une seule fois l'article 14 – qui est la source de ses pouvoirs – dans tout le Rapport. Et deuxièmement, en collaboration avec le président du Conseil des droits de l'homme, qui a été chargé de constituer la Mission (mais non d'en modifier le mandat) il améliore son habilitation pour donner une fausse impression d'objectivité. Vous voyez, déclarera Goldstone dans d'obséquieuses interviews, nous sommes autorisés à enquêter sur les deux parties. Il ment et il le sait.
Et ce n'est pas seulement le premier paragraphe. Cela continue. Pour être en mesure de « livrer la marchandise », la Mission a recruté, par exemple, le Prof. Christine Chinkin, une spécialiste du droit international. Il n'y a qu'un petit problème. Avant d'être nommée au sein de la Mission, le Prof. Chinkin avait signé une pétition déterminant à l'avance qu'Israël avait commis des crimes de guerre. Quelqu'un ayant ainsi pris position à l'avance peut-il siéger dans une telle mission ? Et effectivement, une requête demandant sa révocation a été présentée à la Mission. Elle a été rejetée. Il n'y a absolument aucune différence entre la prédétermination du « juge » et celle du Conseil. Et lorsque des dizaines de juristes ont présenté une requête demandant la révocation du Pr Chinkin, Goldstone l'a rejetée. L'identité de vue entre le juge et le Conseil était totale.
Il faut s'attarder sur un autre moment de la décision du Conseil. Toute personne éclairée est censée faire preuve de respect envers les droits de l'homme et les organisations internationales qui en sont chargées. Le Conseil est l'organisme des Nations unies le plus important dans ce domaine. Dans les faits, il semble que 33 pays aient voté en faveur de la constitution de la commission. Et le résultat ? Pas un seul pays occidental n'a appuyé cette décision. La plupart se sont abstenus. Un pays a voté contre : le Canada. Les Etats du tiers-monde ont voté pour, comme tous les pays islamiques.
Une telle majorité automatique de pays non démocratiques peut-elle être prise au sérieux ? Certainement pas. Le Conseil n'enverra pas un représentant libyen débattre des droits de l'homme. Le délégué du Pakistan, un pays qui a transformé des millions de personnes en réfugiés voilà seulement deux mois, dans le cadre d'une juste lutte contre quelques centaines de combattants des Talibans, aurait quelque peine à parler de « punition collective » sur CNN. Pour cette parodie d'accusation d'Israël, il faut un juriste de renommée internationale. Il fera le boulot. La majorité automatique des obscurantistes n'a pas besoin de se convaincre. Elle a besoin de quelqu'un qui publie des articles dans le New York Times et dans Haaretz et qui puisse passer sur CNN.
C'est ainsi que l'on fait d'Israël un paria. C'est une propagande dont même le génial Goebbels ne pouvait rêver. Goldstone est Juif, il a même un passé sioniste. Le casting (la distribution) ne pouvait être meilleur.

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Une étude précise du Rapport permet de comprendre comment la calomnie a été montée. Ce n'est pas une bonne vieille calomnie bon marché. C'est une calomnie beaucoup plus sophistiquée. Aujourd'hui, on appelle ça une narration (« narrative » en anglais). La Mission Goldstone construit cette narration étape par étape. Le récit diffamatoire débute-t-il par les tirs de roquettes Kassam qui ont commencé en 2001 ? En aucune manière. Le Rapport sommaire parle-t-il des milliers de roquettes Kassam qui ont été tirées depuis lors et qui ont fait de la vie de la vie des habitants du sud d'Israël un véritable enfer ? Pas chez Goldstone. Après les clauses relatives à la nomination des membres de la Mission, les aspects considérés du droit international, la méthodologie et le refus de coopérer d'Israël, la Mission se met au travail. Les conclusions. La détermination des faits et le verdict.
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En fait, le récit commence à l'article 27 (du Rapport sommaire) intitulé « Le Blocus » (The Blockade). Selon cet article Israël a instauré un blocus. Pourquoi ? Que s'est-il passé ? Comment cela a-t-il commencé ? Y avait-il là-bas des milliers de roquettes ? Le Hamas a-t-il pris le contrôle de la bande de Gaza, massacrant au passage des dizaines – peut-être même des centaines – de Palestiniens ? On n'en dit pas un mot dans le rapport introductif. Il n'est pas non plus fait la moindre mention du terrorisme interne du Hamas dirigé contre d'innocents Palestiniens.
Et ce n'est pas tout. Si blocus il y a, toute la responsabilité n'en incombe pas à Israël. Le régime du Hamas a une longue frontière avec l'Egypte. Il semble que cette frontière soit complètement ouverte. Des centaines de tunnels y fonctionnent de manière régulière fournissant au Hamas tout ce qu’il désire. Le Rapport sommaire de la Mission ne f ait aucune mention des tunnels, de la frontière ouverte avec l’Egypte ou de la contrebande. Et que déclare le Rapport à propos du blocus ? « L’économie de Gaza reste, de plus, gravement affectée par la réduction des terrains affectés à l’industrie. » C’est un exemple remarquable de la manière dont la commission a été embrigadée par l’industrie du mensonge. Parce que les Palestiniens avaient créé des industries avant le blocus ? Il existe certes une libre circulation des matériaux par les tunnels. Le problème, c’est que le Hamas n’a choisi qu’une seule matière première. Les explosifs. Et il existe aussi une industrie florissante. La production des roquettes. « Pour le peuple palestinien », a proclamé le député palestinien Fathi Hamad, « la mort est devenue une industrie ». Cela apparaît même à l’article 475, mais Goldstone, l’avocat du diable, insiste pour rejeter la responsabilité sur Israël. Le même Fathi reconnaît de sa propre voix dans le même discours, que le Hamas a créé "un bouclier humain de femmes, d’enfants [et] de personnes âgées ». Ce texte est aussi cité dans le Rapport. Mais Goldstone « ne considère pas qu’il constitue une preuve ». (Article 476) Bien sûr. Lorsque le résultat a été prédéterminé à l’avance, même la reconnaissance explicite de ses faits, dûment filmée et enregistrée par un membre du Hamas ou le film vidéo montrant l’utilisation des enfants ne modifiera pas sa conviction. Peut-on qualifier le travail ainsi accompli par Goldstone de « négligence », ou s’agit-il d’un crime au service d’un régime terroriste ?
L’article 28 détermine de manière simpliste qu’Israël est la puissance occupante. Pourquoi ? Parce que. C’est seulement à l’article 88 que le Rapport juge bon de mentionner le désengagement. Comme s’il n’avait aucun rapport avec notre affaire. Comme si Israël n’avait pas prouvé qu’il ne portait aucun intérêt à la bande de Gaza. Comme si Israël n’avait pas rempli toutes ses obligations. Comme s’il n’avait pas abandonné les Palestiniens à leur destin pour leur permettre de se gouverner eux-mêmes, sans un seul soldat ou un seul habitant juif.
L’article 28 affirme qu’Israël a déclenché l’opération Plomb durci. Y avait-il eu des tirs de roquettes auparavant ? Ils apparaissent plus tard, mais pas dans le Rapport sommaire. Apparemment, ils n’ont rien à voir avec cette guerre. C’est ainsi que l’on bâtit un mensonge. On commence par un blocus. Ensuite une attaque criminelle. C’est cela le Rapport sommaire.

Le mensonge de la Mission se répète lorsqu’elle présente la fausse image d’une agression israélienne permanente. Procédant exactement de la même manière, la Mission affirme à l’article 193 qu’Israël a lancé l’opération Rempart au cours de laquelle des centaines de Palestiniens ont été tués. Il n’y a même pas un seul mot sur les séries d’attentats terroristes perpétrés contre des cafés, des restaurants et des bus. Il n’y a pas un seul mot sur le massacre commis durant la fête de Pessah à l’hôtel Park de Netanya, au cours duquel 30 Israéliens ont été tués, un massacre qui mit fin à la retenue prolongée dont Israël avait fait preuve.
L’article 30 traite du nombre des victimes mais sans tenir compte – bien entendu – de la moindre étude prouvant que la majorité des victimes palestiniennes appartenaient au Hamas. Afin de renforcer cette impression, le Rapport présente le nombre de morts palestiniens en l’opposant à celui des Israéliens tués. La disproportion crée le résultat attendu. Il y a eu tant de Palestiniens tués et si peu d’Israéliens. Si l’on se conforme à cette logique, l’OTAN a commis des crimes de guerre en bombardant la Yougoslavie en 1989, puisque les résultats ont été similaires à ceux de Gaza. Plus de 1000 morts yougoslaves et aucune victime au sein des forces de l’OTAN. Et c’était la même chose en Afghanistan. Les civils et les combattants afghans tués étaient bien plus nombreux que les soldats de l’OTAN mortellement atteints. Cela fait-il des pays et des soldats de l’OTAN des criminels de guerre ? Et il y a encore des problèmes liés aux proportions. Le Pakistan a cherché à se débarrasser du problème contrariant que constituent quelques centaines de combattants talibans. Cette offensive a fait des milliers de morts et des millions de réfugiés. Il en va de même pour le Liban qui a été contraint de lutter contre quelques centaines de combattants du Fatah al-Islam. Leur camp de réfugiés, Nahr el-Bared a été détruit. Des centaines de personnes ont été tuées et des centaines de milliers transformées en réfugiés.
Le monde entier comprend que telles sont les proportions lorsque l’on s’attaque aux terroristes qui se cachent au milieu des civils. Mais lorsque Goldstone en vient à Israël, il refuse de le comprendre bien que le Hamas constitue pour Israël une menace bien plus grave que les Talibans pour l’Europe ou que le Fatah el-Islam pour le Liban. Goldstone connaît les nouveaux champs de bataille. Mais il n’en tient pas compte car l’objectif est ici de la diabolisation d’Israël. C’est pourquoi il doit mentir et induire en erreur.
L’article 32 qui traite du bombardement par Israël des bâtiments de l’Autorité palestinienne, rejette les affirmations israéliennes selon lesquelles ces édifices faisaient partie des « infrastructures terroristes du Hamas » et assure qu’il s’agissait d’« attaques délibérées sur des cibles civiles en violation des règles coutumières du droit humanitaire international ». Bien sûr. S’ils font abstraction du fait que le Hamas est une entité terroriste qui utilise surtout le terrorisme contre d’innocents Palestiniens, ils peuvent le considérer comme un organe politique légitime. Peut-être même comme une œuvre de charité. On peut comprendre dès lors, pourquoi la Mission ignore la charte du Hamas. Ce n’est pas une coïncidence. Il est plus facile de résoudre ainsi la quadrature du cercle.
Comment le Hamas se retrouve-t-il absout de toute responsabilité dans les lourds crimes qu'il a commis ? Le Rapport Goldstone cite des centaines d’enquêtes menées par des groupes divers. L’un des groupes cité est bien entendu Amnesty International, qui a produit un nombre incalculable de rapports hostiles à Israël. Ils sont largement cités. Mais il y a eu un autre rapport d’Amnesty publié le 21/02/2009. Ce surprenant rapport rend compte d’une série d’incidents au cours desquels le Hamas a éliminé des dizaines de membres du Fatah pendant la période de l’opération Plomb durci dans la bande de Gaza. Et ô surprise ! De tous les rapports celui-ci est le seul à ne pas être mentionné par le Rapport Goldstone. Celui-ci fait certes état d’attaques contre le personnel du Hamas (à l’article 80 par exemple) mais en déployant des efforts exagérés pour en minimiser la signification.
L’impression générale est que Goldstone se montre beaucoup plus critique envers le Fatah qu’envers le Hamas. Goldstone reproche par exemple au Fatah « d’avoir refusé de céder le contrôle des institutions de sécurité au Hamas (article 190) provoquant l’affrontement entre les deux factions. Selon l’ensemble du Rapport, le Hamas est un organe parfaitement légitime qui doit contrôler les institutions de sécurité. Goldstone refuse obstinément de voir le caractère antisémite et terroriste du Hamas, un organisme dont l’existence même est un crime contre l’humanité.
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Il est possible de continuer, un article après l’autre, et de révéler la construction des tromperies et des mensonges. La Mission énumère 36 événements factuels qui prouvent, soi-disant, qu’Israël a perpétré des crimes de guerre. Examinons, dans le cadre limité dont nous disposons, l’attaque contre la famille Abd Rabbo.
Cet événement, devenu l’un des symboles les plus frappant de l’opération Plomb durci, a fait l’objet d’une large couverture et a été mentionnée dans de nombreux rapports. Le Rapport Goldstone consacre dix articles (768 à 777) à cet incident. La Mission reprend les affirmations selon lesquelles les membres de la famille ont agité un drapeau blanc et soutient que ses filles ont été assassinées de sang-froid. Il s’agit non seulement de propos négligents mais aussi d’un mensonge malveillant. Des examens approfondis ont montré que les membres de la famille ont fourni des versions différentes et contradictoires. L’un des arguments de ceux qui prétendaient qu’il s’agissait d’un meurtre de sang-froid est qu’il n’y avait pas de membres du Hamas dans le secteur. Il semble que cette affirmation ait également été réfutée par des témoignages contradictoires et même par le « Times » britannique, selon lequel il y avait des hommes du Hamas dans la région. De plus, selon le journal palestinien
Al-Hayat Al-Jadida, « les membres de la famille Abd Rabbo se tenaient tranquilles pendant que les combattants du Hamas transformaient leur ferme de la bande de Gaza en forteresse ». Les témoignages contradictoires et les articles du « Times » et de « Al-Hayat Al-Jadida » étaient supposés être antérieurs au travail de la Mission. Mais aucune allusion n’y est faite dans le Rapport Goldstone qui publie une calomnie alors qu’elle a déjà été remise en cause. L’objectif a été fixé. La Mission ne se laissera pas embrouiller par les faits.
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Ce qui précède ne constitue que la partie émergée de l’iceberg. Nous ne disposons pas de suffisamment de place pour énumérer en détail la série de mensonges connue sous le nom de « Rapport Goldstone ». Nous n’avons présenté ici que des exemples isolés de la méthode utilisée. Goldstone qui a accepté de collaborer avec la majorité obscurantiste a fourni la marchandise demandée. Ce rapport doit faire l’objet d’une étude plus approfondie. L’Etat d’Israël doit créer une commission d’enquête dirigée par des juristes de premier ordre, israéliens et étrangers, pour examiner le Rapport, article par article, affirmation par affirmation, et réfuter la calomnie. Israël doit aussi enquêter sur ses propres actes. Notre thèse n’est pas qu’Israël doit être exempt de toute critique. Toute perte en vies humaine est regrettable et doit faire l’objet d’un examen destiné à déterminer la responsabilité d’Israël (comme je l’ai recommandé dans un précédent article). Mais pas à la manière de la Mission Goldstone d’établissement des faits. Plus on creuse profondément dans ce rapport plus il devient clair que Goldstone est un criminel qui s’abrite derrière le paravent des droits de l’homme. C’est pour les droits de l’homme que lui-même et ses mensonges doivent être démasqués. La vérité doit voir le jour.
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